2016

Fête de l‘école

Nous avons mis sur pied une grande fête de l’école à laquelle participaient les 500 enfants, l’ensemble du corps enseignant et des employés responsables des locaux scolaires et du préau, les parents et les représentants des autorités du village et de la direction.Les préparatifs en soi faisaient déjà partie de la fête ; tous se réjouissaient et aidaient, on racontait des histoires et on riait beaucoup. Dans la cour de Aida, les femmes ont fait la cuisine pour plus de 60 personnes et confectionné des « bhaltis » pour tous les enfants. Les hommes ont aménagé la cour de l’école : installation d’une tente, d’une sono et de chaises.Après le repas, il y a eu des discours et la remise des cadeaux.Le clou de la fête était le grand spectacle intitulé LE FAUX LION, un mélange d’animation, de danse, de théâtre et de magie. Au Sénégal, enfants et adultes en raffolent.Les enfants sont restés extraordinairement silencieux jusqu’à l’arrivée du lion où tous se sont mis à pousser des acclamations. L’assistance a fêté et dansé jusqu’à la tombée de la nuit. Tous étaient enthousiasmés par la fête de l’école : les enseignantes et enseignants, les élèves et leurs parents et nous aussi, les membres du comité. On parlera encore longtemps de la grande fête organisée à l’école OMAR IBN KHATAB !

Collaboration avec la direction

Nous avons participé à une retraite d’une journée avec la direction de l’école pour

échanger nos informations et nous entretenir de différentes situations, des moments

pénibles ou difficiles qui étaient survenus mais aussi des événements réussis et

amusants qui avaient marqué la durée de notre collaboration. Les thèmes d’actualité

ainsi que l’organisation de l’avenir sans les contributions régulières en provenance

de la Suisse occupaient une place centrale.

Tontine

Une « tontine » réunit différentes personnes - souvent des femmes - qui épargnent de l’argent dans un cadre informel et le reversent à leurs membres selon un système de rotation. Chaque semaine ou chaque mois, un montant dont il a été convenu au préalable alimente une caisse commune. Depuis cette année, il existe à l’école une tontine formée par les enseignantes et enseignants. Tous y versent chaque mois un montant fixe et chaque mois, trois personnes du cercle reçoivent un tiers du montant total. L’un des enseignants s’est acheté une chèvre, un autre a continué de construire sa maison : des « investissements » qui ne sont pas possibles avec le salaire minimal attribué à la profession enseignante.M. Diouf a créé cette tontine car il sait que la plupart des enseignant-e-s de l’école n’auront jamais un salaire entier. Les finances sont trop précaires. La tontine est donc une forme de soutien efficace.

Corps enseignant

Grâce à la nouvelle salle des maîtres, les enseignants et enseignants passent

beaucoup plus de temps à l’école : ils ont un endroit où ils peuvent rester pendant

les heures libres et se réunir. La vie sociale collective a changé ; le groupe des

enseignants d’arabe et celui des enseignants de français ont des contacts

plus étroits.

Collaboration avec les parents

Les parents sont incités à prendre davantage de responsabilités pour l’école et

leur présence lors des réunions s’est intensifiée. Ainsi, les parents ont approuvé

l’augmentation des frais de scolarité et de transport. Ils saventqu’une bonne

instruction scolaire a son prix et sont prêts à assumer des frais plus élevés.

Stages pratiques de la Haute Ecole pédagogique du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW)

Une étudiante de la FHNW a passé quatre semaines à l’école comme volontaire. Elle a enseigné aux côtés de M. Diouf dans la classe de 6e année et a recueilli des échos très positifs. Réussir à gérer une classe de 60 élèves âgés de 12 à 16 ans qui parlent wolof à la maison et suivent l’enseignement en français à l’école n’est pas une mince affaire.

« Drôles d’oiseaux » Vernissage avec Malick Mané à Dakar

Dans la cour intérieure de l’hôtel Saint Louis Sun, nous avons fêté le vernissage du livre avec Malick, sa famille, un représentant du ministère de la culture, des amis de l’Institut Culturel Français, des amis et des connaissances de Dakar, Mbour et de Suisse. Ce vernissage a permis de donner de la visibilité aux liens qui se sont noués au fil des années entre Malick, notre association et l‘école.

2015

Activités particulières

Un grand merci tout d’abord à Mme Heidi Bürgi et à son mari pour l’organisation de l’exposition à Winterthur et pour le succès de la vente des oiseaux et du livre récent sur l’artiste Malik Mané. Comme d’habitude, ce fut aussi l’occasion de discussions intéressantes sur le projet.

 

Un grand merci ensuite à Mme Beatrix Alder, également de Winterthur. Enthousiaste lors de l’exposition, elle a proposé notre projet pour le concert de fin d’année de l’école primaire de Neftenbach. De l’argent a été collecté pour deux projets en Afrique et nous avons reçu un don substantiel. C’est un cadeau de la part d’élèves suisses pour des élèves sénégalais, qui servira à financer des activités variées profitant directement aux enfants.

Infrastructures

L’étage et son escalier d’accès large et sécurisé sont terminés. Trois des salles de classe sont meublées et en service. Un espace nouveau assure la fonction de salle des enseignant-e-s. Deux classes restent en attente d’aménagement pour des raisons financières.Le financement d’un deuxième bus scolaire permet d’assurer le transport des élèves et des enseignant-e-s entre Mbour et Malicounda.

La nouvelle direction

Le changement de structure a été soigneusement préparé dès 2014 lors d’une retraite avec la direction. En 2015 il s’agissait de la mise en place concrète.Monsieur Mamadou Diouf occupe le poste de directeur depuis la rentrée d’octobre 2014 avec les responsabilités de la direction, du personnel, des finances et du contact avec les services de l’inspection et les pouvoirs publics.

Renforcement de l’identité de l’école

Le déménagement de l’école, planifié depuis longtemps est enfin terminé.

L’école OMAR IBN KHATAB est maintenant regroupée à Malicounda sur un site unique,

lui assurant ainsi sa forme définitive. La gestion conjointe des deux écoles facilite

le quotidien des enseignant-e-s et surtout de la direction. Pour les enfants et

leurs parents, c’est surtout l’identification avec la propre école qui en sort renforcée.

2014

Vient de paraître: l’ouvrage illustré «Drôles d’oiseaux»

Les photos de Jacqueline Bühler qui documentent chaque année les oiseaux

de Malick Mané (Dakar) exposés à Bâle ont été réunies dans un très beau livre

et s’accompagnent d’un texte de Marianne Gujer, ethnologue et membre du

comité de notre association. Son portrait nous présente Malick Mané,

«Médecin des ordures», et offre un aperçu captivant de l’itinéraire difficile

qu’il a parcouru pour devenir un artiste indépendant. Ses oiseaux – un miroir

de la société – témoignent de sa manière poétique et pleine d’humour

de transformer les déchets.

 

Drôles d’oiseaux

92 pages, reliure cartonnée, allemand / français,

édition: Jacqueline Bühler,

CHF 49.– ( CHF 10.- en sus pour les frais d’envoi )

Commande avec bulletin de versement:

Jacqueline Bühler, Im Lohnhof 6, 4051 Bâle, tél. 061  971 60 70

Voyage et retraite

La visite sur place était, cette fois, entièrement placée sous le signe du

remaniement du projet ; elle avait pour but de préparer et de faire avancer

les changements nécessaires et les travaux de rénovation des écoles.

Par la suite, il s’agira aussi d’associer le personnel enseignant et les parents au

processus de changement après les avoir bien informés.   

La retraite de trois jours qui réunissait les membres du comité et la direction de

l’école s’est révélée une bonne option pour pouvoir sortir de la vie courante

trépidante et travailler de manière concentrée. Les discussions communes ont

permis de définir les changements à apporter et les structures seront remaniées

de manière appropriée. 

L’école de Mbour a fermé ses portes

Depuis octobre 2014, tous les élèves de Mbour (filles et garçons) qui acceptent

de changer d’école sont conduits en bus scolaire à Malicounda pour poursuivre

leur scolarité. Cette pratique est inhabituelle et représente un grand changement

pour parents et élèves.

Pour l’ensemble du projet d’école, ce changement comporte un avantage souhaité depuis longtemps: un emplacement unique. Ceci facilite une gestion claire de l’école et encourage les contacts et l’entraide entre collègues. De la première à la sixième année, il y a deux classes de manière permanente. Le site de Malicounda satisfait maintenant aux normes et aux exigences de l’Etat en matière de bâtiments.

Bâtiment scolaire

Malheureusement, l’aménagement de six salles de classe supplémentaires

au premier étage a été confié l’an dernier à un maître d’œuvre peu compétent,

si bien qu’une partie des salles risquaient de s’effondrer. En outre, l’escalier

ne satisfaisait pas aux exigences légales. Par chance, ces défauts ont été

découverts, si bien que personnen’a été blessé. Durant l’été 2014, trois salles

de classe ont pu être construites au premier étage et l’escalier d’accès est large

et de bonne qualité; quant aux trois autres salles, elles doivent encore être

terminées. Il y a donc maintenant assez de locaux scolaires pour accueillir

les classes venues de Mbour.

Aucun financement de la part du ministère

La demande de soutien de l’école privée par l’Etat a été malheureusement

rejetée, car les conditions ne sont pas toutes remplies: aucune défaillance n’a été

mentionnée concernant les bâtiments mais la formation pédagogique formelle

d’une partie du  personnel est encore insuffisante, les salaires sont encore trop

bas. La demande pourra être réitérée dans deux ans. Nous souhaitions tous bien

sûr que la garantie d’un soutien de la part de l’Etat puisse enfin soulager l’école.

La direction doit pour l’heure continuer de chercher d’autres pistes.

Réussites scolaires

Cette année, 90 pour cent des élèves (filles et garçons) ont réussi l’examen de passage

au niveau secondaire ; dans les écoles publiques, le taux se situe entre 60 et 70 pour cent.

Stages pratiques dans l’école

Cette fois, deux jeunes femmes étaient stagiaires à l’école de Malicounda. Leur manière

d’intervenir sur place et dans l’école était subtile et enrichissante pour les deux parties.

2013

Gestion de l’école

Lors de la visite des deux écoles, nous avons pu observer à nouveau une vie

scolaire animée, parfois turbulente pour nous autres Européens, où le travail

est intense et concentré. La qualité de l’enseignement s’est améliorée de

manière sensible. A Mbour, près de 250 enfants sont réunis dans un espace

très restreint et à Malicounda, il y a aussi plus de 200 enfants dans les salles

de classe les plus spacieuses – et au total 30 enseignantes et enseignants

ainsi que la direction. Comme partout, il n’est pas facile de bien gérer une

école d’aussi grande taille  - en particulier quand les moyens financiers

sont très limités et que la formation pédagogique formelle est réduite.

Déménagement de l’école

L’école de Mbour déménagera au cours de ces prochaines années à Malicounda.

Les deux écoles fusionneront et auront un seul emplacement et une seule direction.

Cette mesure permettra de simplifier de nombreuses tâches et de faire

des économies.  

Dans ces circonstances, nous avons pris la décision d’acheter pour l’école

un vrai bus scolaire (d’occasion). Ces dernières années, l’école a fait de bonnes

expériences avec un service de bus régulier, des conducteurs fiables et des

conditions d’assurance claires. 

Dès le début de l’année scolaire 2013/14, une ou deux classes seront fermées

à Mbour et les élèves suivront l’enseignement à Malicounda.

Réussites scolaires

86 pour cent des élèves (filles et garçons) ont réussi en 6ème année

les examens de passage au niveau secondaire. Dans les écoles publiques,le taux

de réussite se situe entre 60 et 70 pour cent – c’est donc un résultat brillant!

Pour les élèves qui terminaient la 6ème année, l’examen a été mauvais

dans tout le pays : une partie des enfants redoubleront, une autre partie

quittera l’école sans diplôme de fin de scolarité.

Collaboration avec la FHNW

Nous avons trouvé une nouvelle forme de collaboration avec les étudiantes et

les étudiants de la Haute école pédagogique du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW)!

Les stages de formation à l’étranger ont été malheureusement supprimés dans

les nouveaux plans d’études, en raison de la réforme de Bologne. Mais une nouvelle

porte s’est ouverte: tous les étudiants et étudiantes doivent prouver qu’ils ont

effectué des séjours linguistiques dans des pays francophones ou anglophones.

Trois des futurs enseignants et enseignantes ont opté dans ce programme pour un

stage pratique à l’école de Malicounda et y ont enseigné pendant quatre semaines,

de la mi-janvier à la mi-février 2013. 

Atelier avec Malick Mané

L’artiste de Dakar créateur d’oiseaux a passé quatre jours à l’école de Malicounda. 

C’était une véritable fête pour le personnel enseignant et les enfants de découvrir 

les oiseaux de Malick, de poser des quantités de questions sur le pourquoi et 

le comment et de travailler avec lui en imaginant à leur tour des figures. Sa caisse 

à outils est pleine de surprises et d’ustensiles très utiles. Toutes les nouvelles 

créations ont été bien sûr présentées et admirées.

2012

Travaux

Cette année, les six salles de classe ont été construites au premier étage – comme prévu. Les travaux d’aménagement sont donc en grande partie terminés. Malheureusement, les pluies ont été à nouveau d’une extrême violence cet été et pour la première fois, l’école de Malicouda en a souffert. Quatre des six nouvelles toitures du premier étage ont cédé et ont été emportées par le vent – heureusement sans blesser personne. L’année prochaine, il faudra donc une fois encore trouver des finances pour réparer les dégâts et terminer les travaux.

Initiative de l’école

Dans l’une des trois salles de l’école enfantine, une petite bibliothèque a été installée. C’est un début! Le père de la directrice, Abdoulaye Ndiaye, âgé de 79 ans, était archiviste de profession et dans cette fonction, il a créé les premières archives de l’Etat dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest. Maintenant, il a posé les soubassements d’une bibliothèque scolaire et réglé les modalités de gestion des prêts. Un «bibliothécaire en formation» a participé au projet comme volontaire. Il a repris avec plaisir le travail qui concerne la bibliothèque et a formé aussi le «Superviseur» à l’école.

Une initiative privée qui aide à mieux faire connaître notre projet:

 

Nous adressons nos sincères remerciements au cabinet de physiothérapie Bachletten. Sous le slogan
«… faites quelque chose de bien pour vous et pour
les autres»,
le cabinet proposait des massages un samedi de novembre – et l’entier des recettes a été reversé au profit du projet d’école au Sénégal.

Initiative du ministère

Les nouvelles méthodes pédagogiques et le matériel d’enseignement plus moderne devraient être aussi utilisés dans les écoles privées. Il s’agit de formes d’apprentissage interactives, d’enseignement en groupe et d’un apprentissage fondé sur l’expérimentation. Cette nouvelle évolution bénéficie du soutien du ministère. Les nouveaux outils d’enseignement peuvent être acquis à un prix avantageux pour les élèves et le personnel enseignant. D’autre part, les cours de formation relatifs à l’introduction des nouvelles méthodes ainsi que le matériel sont en grande partie financés par l’Etat pour chaque degré scolaire (six enseignants et enseignantes) et un membre de la direction.

Réussites scolaires

Plus de 80 pour cent des élèves ont réussi  à la fin de la 6ème année l’examen de passage à l’école secondaire. Dans les écoles de l’Etat, le taux de réussite se situe entre 60 et 70 pour cent – c’est donc de nouveau un bon résultat! Les élèves de moins de 15 ans peuvent s’inscrire à l’examen sans conditions et suivre ensuite une école de l’Etat au niveau secondaire. Les élèves plus âgés ne sont plus admis dans les écoles de l’Etat; ils peuvent s’inscrire à un «examen libre» et poursuivre leurs études dans une école privée.

Premiers candidats à la maturité

La première génération d’élèves qui ont suivi l’école primaire à Mbour avec

Aida Ndiaye et Tala Sène (dès 1998) a passé les examens de maturité cet été.

Quatre d’entre eux ont réussi et iront ensuite à Dakar à l’université.

Une élève refera sa dernière année d’école, tandis que quatre autres élèves

n’ont pas encore passé l’examen. Nous sommes fiers de la réussite de cette

première étape! L’un des lauréats a obtenu une maturité en arabe et a suivi

une spécialisation en pédagogie; il enseignera l’arabe à l’école.

Cours de perfectionnement pour la direction

Le cours de perfectionnement de l’Etat pour la direction s’est avéré très stimulant

et fructueux. Il a débouché sur la constitution d’un groupe de travail qui s’occupe

des échanges entre collègues et des contacts avec le ministère; cette collaboration

se poursuit.

2011

La nouvelle orientation de l’école

Il est prévu de réunir les deux écoles de Mbour et Malicounda au cours des années à venir sur le périmètre plus spacieux de l’établissement de Malicounda. Les travaux d’agrandissement de cette école ont suffisamment progressé au cours de ces deux dernières années pour que le déménagement puisse commencer. Dès l’automne 2011, 25 élèves de 6ème année sont transportés

en bus de Mbour à Malicounda pour suivre un enseignement commun avec 10

enfants de Malicounda. Mais la question du transport n’est pas encore résolue

à plus long terme.

Nouveaux bâtiments

En 2011, le bâtiment réservé à la direction de l’école a été construit; il se compose de trois pièces et de toilettes. L’ancien local de la direction sera réaménagé en cantine scolaire pour les élèves de la ville qui passent la journée sur place. Un puits muni d’une pompe a également été installé, si bien qu’il y a maintenant de l’eau potable à disposition sur le périmètre de l’école. Les finitions des bâtiments ne sont pas entièrement achevées – le carrelage des sols manque encore, le béton est encore à nu et les salles de classe ainsi que les locaux de la direction sont aménagés de manière rudimentaire. Malgré tout, il est possible de travailler.

L’école de Malicounda a été équipée de deux panneaux solaires

Grâce au travail réalisé par un groupe de jeunes volontaires français encadrés

par des spécialistes, l’école a été équipée d’énergie solaire. Il y a donc maintenant

de la lumière. La direction peut désormais utiliser un ordinateur dans le nouveau

bureau de l’école; jusqu’alors, tous les travaux administratifs devaient être

effectués en privés à domicile. Le fait d’être indépendant du réseau d’alimentation

en courant est un grand soulagement et devrait permettre par exemple plus tard

de proposer, le soir, des cours d’alphabétisation pour les adultes. Tout le village

a été invité pour fêter la nouvelle installation.

Examen de passage à l’école secondaire

24 élèves sur 25 ont réussi l’examen. Les élèves et le personnel enseignant

peuvent à juste titre être fiers de ce résultat!

Formation continue pour le personnel enseignant

Pour la première fois, tous les enseignants et enseignantes ont accès gratuitement

aux cours de formation continue de l’Etat! C’est la première contribution de l’Etat

en faveur de cette école.

Echange culturel – collaboration avec la FHNW

En janvier 2011, deux stagiaires de la FHNW ont de nouveau enseigné à l’école

avec enthousiasme et motivation pendant quatre semaines. Malheureusement,

en raison de la restructuration de la formation en Suisse, cet échange professionnel

ne sera plus possible. Nous le regrettons beaucoup. Nous cherchons d’autres

possibilités de collaboration avec une haute école pédagogique.

Deux manifestations en Suisse pour mieux faire connaître ce projet:

La vente d’oiseaux en juin est déjà presque une tradition! L’artiste Malick Mané se réjouit de voir ses «drôles d’oiseaux» s’envoler vers l’Europe. La vente a été une grande réussite. 

Le repas sénégalais organisé auTschäpperli (www.tschäpperli.ch) où Nabou de Dakar/ Bâle a de nouveau cuisiné des plats délicieux pour tous a été très apprécié des convives, d’autant plus que le beau temps était au rendez-vous.

 

2010

Echanges culturels:

Nadia Kohler et Sandra Schlachter ont passé quatre semaines à l’école de Malicounda en janvier 2010 en qualité de stagiaires de la FHNW. Elles ont pris entièrement en main l’enseignement d’une classe en suivant les indications du maître de classe.Tous les intéressés – les enseignantes, les enseignants, la direction, les enfants et les deux jeunes enseignantes suisses  - étaient enthousiasmés par la réussite du travail commun !

Nadia parle ici d’une visite faite à l’école de Mbour où Tibor Rechsteiner a travaillé comme volontaire. Il y a jusqu’à 60 enfants dans la même salle de classe; de ce fait, c’est très bruyant et parfois aussi un peu agité dans les locaux étroits. Mais le maître de classe auquel il a été rendu visite tient bien les enfants, il est sévère et sait se faire respecter !
« ...puis l’enseignant nous confie à Sandra et à moi la responsabilité d’une partie de l’exercice et quitte la salle. Nous nous rendons compte alors toutes les deux des difficultés auxquelles un enseignant est confronté : les enfants crient, il leur faut de la craie, ils se lèvent et courent de tous côtés. Nous sommes totalement débordées et frustrées. Et ceci se produit après nos expériences encourageantes à l’école de Malicounda, où, en comparaison, les choses se passent de manière très ordonnée dans des classes moins nombreuses. Notre estime pour le maître de classe grandit encore : il est là pour tous les enfants sans jamais perdre la vue d’ensemble ».
A l’école de Mbour, les enseignantes et les enseignants expérimentés travaillent dans des conditions plus difficiles qu’à Malicounda: Les classes sont trop remplies et les salles trop petites. La direction de l’école s’efforce de permettre une formation scolaire à de nombreux enfants. Si la situation des locaux n’évolue pas pour accompagner ces efforts, le développement reste entravé.

Nadia Kohler
Nadia Kohler

Drôles d'oiseaux

Ursina von Albertini et Marianne Gujer ont rencontré l’artiste sénégalais Malick Mané en 2006 à l’occasion de son exposition à l’Institut français de Dakar. Il y avait exposé ses oiseaux imaginaires.

Il avait 27 ans et n’avait jamais pu fréquenter une école de manière régulière. C’est aujourd’hui un artiste reconnu qui s’engage comme « Médecin des Ordures », ainsi que l’indique sa carte de visite. Plus loin, il s’explique :
« Chasseur des seaux à ordures qui sauve la ferraille, lui donne une seconde vie tout en nettoyant l’environnement. »
Ces oiseaux ont tellement enthousiasmé Ursina von Albertini qu’elle en ramène toujours quelques-uns lors de chacune de ses visites à Malick Mané. Ici à Bâle, ils sont vendus avec grand succès dans le cadre de petites expositions. L’artiste est très heureux lui aussi que ses oiseaux contribuent au développement d’une école au Sénégal.
Par l’intermédiaire de l’association Ecole@Malicounda, le produit des ventes est versé entièrement en faveur du projet d’école.

Faire la cuisine en utilisant l’énergie solaire

Grâce à GloboSol – une association suisse qui s’investit depuis 20 ans afin de promouvoir l’utilisation de l’énergie solaire pour faire la cuisine  – il a été possible de lancer un premier petit projet de cuisine à l’énergie solaire. Cinq femmes qui font partie de l’association de parents ont pris les choses en main et confectionnent des gâteaux chaque fois qu’elles le peuvent pour les vendre aux autres parents et dans le village.

Les cuiseurs solaires sont produits au Sénégal non loin de Mbour ; les techniques d’utilisation et de maintenance sont transmises aux femmes en wolof, la langue de la région. Les femmes parviennent à se procurer ainsi une petite source de revenu, elles gagnent un peu d’autonomie par rapport à leurs maris et peuvent par exemple payer les taxes scolaires de leurs enfants.
Les gains sont versés à la caisse de l’association de parents et permettent de soutenir l’école.

2009

Formation des enseignant(e)s

Grâce aux fonds que la FHNW verse aux écoles qui accueillent des stagiaires,
il est possible d’organiser pour l’ensemble du corps enseignant et la direction un cours de formation continue d’une semaine consacré à la didactique et à la méthodologie de l’enseignement. Deux inspecteurs scolaires du département très expérimentés travaillent au sein de deux groupes dans les langues des cours, à savoir en arabe et en français.

La collaboration avec le ministère

La collaboration avec le Ministère de l’éducation se poursuit. Les autorités ont invité à créer un groupe chargé de défendre les intérêts des écoles privées à Mbour. Aida est la seule femme à être élue au sein de cet organe. Elle se sent très honorée et peut apporter ses compétences et ses idées. Du même coup, son école prend place dans un réseau plus large – cela aussi est un jalon important.

Fondatrice Aida Ndiaye Traoré
Fondatrice Aida Ndiaye Traoré

Projets de construction à Malicounda

En été  2010, l’école enfantine est construite; c’est un bâtiment indépendant composé de trois salles ainsi que de toilettes.
Les salles de classe du bâtiment principal ont été encore agrandies
avant le début de l’année scolaire afin de satisfaire aux nouvelles normes
de construction du Ministère de l’éducation.